zum Inhalt.
zur Hauptnavigation.

Inhalt

Hintergrund: Lyon – Stadt der Seide / Lyon – ville de la soie

Lyon – Stadt der Seide

Einige Jahrhunderte lang hing der Wohlstand Lyons im wahrsten Sinne des Wortes am seidenen Faden. Zwischen dem 16. und 19. Jahrhundert war die Stadt als Metropole der Seide weltberühmt. Heute leben in Lyon nur noch sehr wenige Menschen von der Seide. In der Stadt werden nur noch absolute Luxusprodukte gefertigt, die gefragt sind, wenn die Restaurierung europäischer Schlösser - wie Charlottenburg oder Rastatt - ansteht. Auch vermögende Kunden rund um den Globus wenden sich gerne an die Lyoneser Traditionswerkstätten. So ist etwa das Weiße Haus in Washington mit Lyoneser Seide geschmückt.

Mit einer Steuerbefreiung kann Franz I. 1536 Seidenweber aus Oberitalien nach Lyon locken. In der Folgezeit entwickelt sich das typische Produktionssystem der fabrique lyonnaise: Der Fabrikant beschafft die Rohstoffe und hält alle Fäden der Kommerzialisierung der Seide in der Hand, deren Verarbeitung von den canuts, den Seidenwebern, in Heimarbeit ausgeführt wird.

Bald arbeiten Tausende in den Manufakturen, die ganz Frankreich einschließlich des Hofes von Paris mit den kostbaren Stoffen beliefern. Als der Platz im Viertel der Seidenweber knapp wird, entstehen die berühmten traboules, jene engen, überdachten Passagen und Treppen zwischen den Straßenzügen, die heute als besondere Sehenswürdigkeit Lyons gelten. Sie erlauben es den Arbeitern, ihre wertvollen Stoffe geschützt vor Wind und Wetter zu transportieren.

Im 17. Jahrhundert beginnt in der Umgebung von Lyon der systematische Anbau von Maulbeerbäumen, deren Blätter den Seidenraupen als Nahrung dienen. Ihr aus einem 1500 Meter langen Seidenfaden bestehender Kokon ist der Grundstoff der Seidenherstellung.

Mit der Entwicklung des mechanischen Webstuhls durch Joseph-Marie Jacquard 1805 erhielt die Produktion noch einmal einen Schub. Bereits 1812 waren 12.000 der neuen Webstühle in Betrieb.

Im 19. Jahrhundert kommen auf 800 Fabrikanten etwa 10.000 Klein- und Zwischenmeister, die durchschnittlich über fünf Webstühle verfügen, und 30.000-40.000 Arbeiter.

Wegen der miserablen Arbeitsbedingungen kommt es zwischen 1831 und 1834 zu mehreren blutigen, aber vergeblichen Aufständen der etwa 38.000 Lyoner Seidenweber, die täglich die edelsten Stoffe herstellen und selbst in Lumpen gehen. Als Reaktion auf die Unruhen verlagern die Unternehmer einen Großteil der Textilherstellung in die Peripherie und das Umland, wo die Arbeitskräfte noch billiger und williger sind.

Gegen Ende des 19. Jahrhunderts verliert Lyon seine Bedeutung als Zentrum der Seidenindustrie. 1930 sind noch etwa 15.000 Menschen in ihr beschäftigt, heute nicht einmal mehr 300.

Lyon – ville de la soie

Des siècles durant, la prospérité de Lyon ne tint, au sens propre du terme, qu'à un fil de soie. Du 16e au 19e siècle la ville était connue dans le monde entier comme la métropole de la soie. Aujourd'hui, très peu de personnes vivent encore de son commerce. Cela ne concerne plus que des produits de grand luxe fabriqués sur commande et destinés, par exemple, à la restauration de châteaux européens comme le palais de Charlottenburg ou celui de Rastatt. Quelques riches clients du globe ont également volontiers recours à la tradition lyonnaise et à ses ateliers. C'est ainsi que la maison blanche, à Washington, est décorée de soie fabriquée à Lyon.

C'est au moyen d'une exonération d'impôts que François 1er réussit en 1536 à attirer des tisserands du nord de l'Italie à Lyon. Par la suite le système de production typique de la fabrique de soie lyonnaise va se développer : le fabricant fournit les matières premières et a le monopole de la commercialisation de la soie tandis que sa transformation est confiée aux canuts, les tisserands, qui travaillent à la maison.

Bientôt, des milliers d'ouvriers travaillent dans les manufactures, lesquelles produisent leurs précieuses étoffes pour toute la France, y compris pour la cour du roi à Paris. Lorsque la place dans le quartier des canuts vient à manquer, on crée les fameuses « traboules », ces étroits passages couverts et leurs escaliers reliant les ruelles, devenus aujourd'hui l'une des attractions touristiques majeures de Lyon. Ces derniers permettent alors aux ouvriers de transporter leurs précieuses étoffes à l'abri du vent et des intempéries.

Au 17e siècle, la culture du mûrier, dont les feuilles servent de nourriture aux vers à soie, devient intensive dans la région de Lyon. Leur cocon, constitué d'un fil de soie long de 1500 mètres, est à la base de la fabrication de la soie.

Avec le développement du métier à tisser mécanique, mis au point par Joseph-Marie Jacquard en 1805, la production va prendre un nouvel essor. En 1812, 12 000 métiers à tisser de ce type sont utilisés dans les manufactures.

Au 19e siècle, l'on compte environ 10 000 maîtres-tisserands pour 800 fabricants, ayant en moyenne à leur disposition plus de cinq métiers à tisser chacun, ainsi que 30 à 40 000 ouvriers.

Les conditions de travail misérables de ces 38 000 tisserands lyonnais - qui fabriquent quotidiennement les étoffes les plus nobles mais se déplacent en haillons - sont à l'origine de plusieurs révoltes sanglantes, mais vaines, entre 1831 et 1834. En réaction à ces soulèvements, les fabricants déplacent une grande partie de la chaîne de fabrication à la périphérie de Lyon et dans sa région, là où la main d'œuvre est meilleur marché et plus docile.

Vers la fin du 19e siècle, Lyon perd de son importance comme centre de l'industrie de la soie. En 1930 elle fait travailler encore 5 000 personnes, aujourd'hui tout juste 300.