zum Inhalt.
zur Hauptnavigation.

Inhalt

Hintergrund: Die Stahlkrise / La crise de la sidérurgie

Die Stahlkrise

Mehr als zwei Jahrhunderte lang war das nördliche Lothringen mit der Arbeiterstadt Longwy das Zentrum der französischen Stahlindustrie. Seine Eisenerz- und Steinkohlebergwerke, Verhüttungsanlagen, Walz- und Kraftwerke sowie die größte Hochofendichte der Welt prägten das Bild der gesamten Region.

Ihren ersten entscheidenden Aufschwung hatte die lothringische Eisengewinnung Anfang des 18. Jahrhunderts erlebt, als 1704 Jean-Martin Wendel ein Hüttenwerk in Hayange pachtete und mit dem französischen König einen Vertrag über die Lieferung von Kanonenkugeln abschloss. Dies war die Basis für den rasanten Aufstieg während der nächsten beiden Jahrhunderte. Für ihre wirtschaftlichen und sozialen Verdienste wurde der Industriellenfamilie Wendel 1789 der Adelstitel zuerkannt.

Durch enorme Investitionen und begünstigt durch die Gründung der Montan-Union, der Vorläuferin des Gemeinsamen Marktes und der Europäischen Union, welche Handelsbeschränkungen aufhob und einen gemeinsamen Arbeitsmarkt schuf, erlebte die Lothringer Schwerindustrie ab 1953 noch einmal eine Blüte. Noch immer war die Familie de Wendel im Besitz von 55% des Betriebskapitals des Marktführers Sollac. 1975 dominierten die beiden Großunternehmen Sacilor (ehemals de Wendel) und Usinor, aber da war die große Stahlkrise bereits in vollem Gang.

Die "Pfeiler" der lothringischen Industrie knickten nach und nach ein. Der Abbau von Eisenerz sank auf ein unbedeutendes Maß und wurde 1994 ganz eingestellt. Gründe dafür waren die allgemeine Rezession, billige Importe aus Osteuropa sowie protektionistische Maßnahmen der USA. Seit der schweren Krise der 70er-Jahre sank die Zahl der Beschäftigten in der Stahlindustrie von 90.000 auf 20.000. Beim Steinkohle- und Eisenerzabbau gingen zwischen 1960 und 1990 fast 40.000 Arbeitsplätze verloren. Etwa 25.000 Lothringer arbeiten heute jenseits der Grenze im Saarland und in Luxemburg.

Heute steht das Lothringische Steinkohlegebiet zwar noch an erster Stelle in Frankreich, aber es hat etwa die Hälfte seiner Produktion verloren, und die Schließung der letzten Zechen ist für das Jahr 2005 angekündigt. Auch die Stahlindustrie bekam den Niedergang und die weltweiten Umstellungen zu spüren. Die Wirtschaftskrise hat eine soziale Krise großen Ausmaßes hervorgerufen. 1992 stieg die Zahl der Arbeitslosen in der Region auf Werte von 10,5%. In manchen Gemeinden lagen die Werte bei über 20%. Die Zahl der Menschen im Vorruhestand nahm zu. In einigen Städten kam es zu vergeblichen Streiks und Demonstrationen der entlassenen Arbeiter.

Begegnet wurde der Krise mit der Ansiedlung neuer Industriezweige. Hierzu zählen französische Autohersteller ebenso wie deutsche Firmen aus unterschiedlichen Branchen. Weitere Maßnahmen waren die Gründung von technopoles (Technologieparks) in den Universitätsstädten Metz und Nancy, die Forschung und High-Tech-Produktion verbinden sollen oder die Umgestaltung alter Standorte: So wurde aus dem Industriestädtchen Amnéville bei Metz der hochmoderne Kurbadeort Amnéville-les-Thermes mit Sport- und Freizeitanlagen, Golfplatz und Casino. So genannte pôles de conversion (Umstrukturierungszentren) im Tal der Maas und bei Longwy und Thionville erhielten hohe Subventionen vom Staat.

Auch die grenzüberschreitende Zusammenarbeit von Lothringen, Luxemburg und dem Saarland, die sich zur Großregion Saar-Lor-Lux zusammengeschlossen haben, hat - trotz der Konkurrenz - für alle Beteiligten positive Effekte.

La crise de la sidérurgie

Durant plus de deux siècles, le nord de la Lorraine, avec la ville ouvrière de Longwy, a été le centre de l'industrie sidérurgique française. Ses mines de minerai de fer et de charbon, ses fonderies, ses laminoirs et ses centrales électriques ainsi que la plus grande concentration de hauts fourneaux du monde ont marqué toute la région.

L'exploitation du fer lorrain a connu son premier essor décisif au 18e siècle, lorsqu'en 1704, Jean-Martin Wendel prit le bail d'une forge à Hayange et signa un pacte avec le roi de France pour la fourniture de boulets de canon. Ce fut le point de départ d'un essor fulgurant au cours des deux siècles qui suivirent. La famille d'industriels Wendel fut anoblie début 1789 pour ses mérites économiques et sociaux.

Grâce à d'énormes investissements et le soutien de la fondation de l'Union Montan, précurseur du Marché Commun et de l'Union européenne, qui supprima les restrictions commerciales et créa un marché commun du travail, l'industrie lourde lorraine connut une seconde apogée à partir de 1953. La famille de Wendel était toujours propriétaire de 55% du capital d'exploitation de la société Sollac, un leader dans la branche. En 1975, les deux grandes entreprises de Sacilor (ancienne de Wendel) et Usinor dominaient le marché, mais la grande crise de la sidérurgie était déjà en marche.

Les « piliers » de l'industrie lorraine cédaient peu à peu. L'extraction du minerai de fer diminua considérablement et cessa complètement en 1994. Les causes en étaient la récession généralisée, les importations bon marché d'Europe de l'Est et les mesures protectionnistes des USA. Depuis la crise grave des années 70, le nombre des employés dans l'industrie sidérurgique était passé de 90 000 à 20 000. Dans l'extraction du minerai de fer et de la houille, près de 40 000 postes de travail furent supprimés entre 1960 et 1990. Environ 25 000 Lorrains travaillent aujourd'hui de l'autre côté de la frontière, dans la Sarre ou au Luxembourg.

Aujourd'hui, le bassin houiller lorrain occupe toujours la première place en France, mais il a perdu la moitié de sa production et la fermeture des dernières mines est prévue pour 2005. L'industrie de l'acier est, elle aussi, sur le déclin et souffre des restructurations à l'échelle mondiale. La crise économique a généré une crise sociale de grande envergure. En 1992, le taux de chômage dans la région est passé à 10,5%. Dans certaines communes, il est supérieur à 20%. Le nombre de retraités a augmenté. Dans certaines villes, les ouvriers licenciés ont organisé des grèves et des manifestations, en vain.

La crise a été combattue par l'implantation de nouveaux secteurs industriels, parmi lesquels des fabricants automobiles français et des entreprises allemandes de diverses branches. D'autres mesures furent la création de technopoles dans les villes universitaires de Metz et de Nancy, qui devaient réunir la recherche et la production de technique de pointe, ainsi que la transformation d'anciens sites: c'est ainsi que la petite ville industrielle d' Amnéville près de Metz a été aménagée en une station thermale hyper moderne, « Amnéville-les-Thermes », qui comporte des aires de sport et de loisirs, un golfe et un casino. Ces fameux pôles de conversion dans la vallée de la Meuse et dans les environs de Longwy et de Thionville ont reçu d'importantes subventions de la part de l'État.

De même, la collaboration transfrontalière de la Lorraine, le Luxembourg et la Sarre qui se sont unis en une région supranationale, la Saar-Lor-Lux, a eu pour tous les intéressés - en dépit de la concurrence - des effets positifs.