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Hintergrund: Die Maginot-Linie / La ligne Maginot

Die Maginot-Linie

Das gigantische Verteidigungsbauwerk der Maginot-Linie, von den Franzosen in Anspielung auf die chinesische Mauer auch "la muraille de France" genannt, erstreckt sich entlang der französischen Grenze zu Deutschland und Italien (in den Alpen) sowie an der Südspitze Korsikas. Meist werden aber nur die Abschnitte in Lothringen und im Elsass als Maginot-Linie im eigentlichen Sinn bezeichnet.

Benannt ist sie nach dem französischen Politiker André Maginot (1877-1932), der den Bau der Anlage in seiner Zeit als Kriegsminister (1929-1932) vorantrieb. Der Grund für den Bau waren die Erfahrungen des Krieges von 1870/71 und des Ersten Weltkriegs mit 1,4 Millionen französischen Toten und die Furcht vor dem mächtigen deutschen Nachbarn. Durch den Versailler Vertrag waren das Elsass und Teile von Lothringen 1919 wieder zu Frankreich gekommen. Dadurch hatte sich seine Ostgrenze verschoben, die alten Festungen lagen nun zu tief im Landesinneren. Wegen seiner kriegswichtigen Industrie war Lothringen besonders gefährdet.

Die wichtigsten Abschnitte der Befestigungsanlage wurden erst nach Maginots Tod zwischen 1936 und 1940 errichtet, als die Bedrohung durch Hitler-Deutschland die Kosten von etwa 6 Milliarden alten Francs (ca. 2,7 Milliarden Euro) rechtfertigten. Aufgrund finanzieller Schwierigkeiten in Folge der Weltwirtschaftskrise wurden die ursprünglichen Pläne aber nicht in vollem Umfang verwirklicht. Dennoch waren zeitweise 100 Baufirmen mit bis zu 20.000 Arbeitern im Einsatz.

Die zehn Kilometer hinter der Grenze teilweise mehrstöckig in die Erde getriebene Anlage besteht aus 58 im Abstand von fünf Kilometern erbauten schwer bewaffneten Forts. Zwischen diesen Hauptbauten, von denen nur die Eingangstore und die Geschütztürme sichtbar sind, lagen unterirdische Kampfstände, kleinere Bunker und Panzerhindernisse. Unter den Festungen verliefen Laufgänge für die Mannschaften und kilometerlange Schienenstränge für Schmalspurbahnen, die bis zu den Munitions- und Materiallagern im Hinterland führten.

Beim Ausbruch des Zweiten Weltkriegs erfüllte die als unüberwindlich geltende Maginot-Linie ihre Hauptaufgabe allerdings nicht, weil die deutschen Truppen sie bei ihrem Überfall auf Frankreich unter Missachtung der Neutralität der Niederlande und Belgiens von Norden her umgingen.

Teile der Maginot-Linie wurden im Krieg zerstört, andere in den Jahren danach verwüstet und geplündert. Ab 1970 begannen Vereine vor Ort, sich um den Erhalt der Bauwerke zu kümmern.

Heute sind zahlreiche restaurierte Abschnitte für die Öffentlichkeit zugänglich. Im Rahmen einer zweieinhalbstündigen Führung kann man etwa das lothringische Artilleriewerk Fort Simserhof bei Bitche besichtigen, das zu den größten der Maginot-Linie gehört. Neben einem Museum mit zahlreichen Exponaten, oberirdischen Gefechtsständen und Kanonen-Drehtürmen kann auch die weit verzweigte unterirdische Infrastruktur besichtigt werden. Zu sehen sind mehrstöckige Stollen, Laufgänge, Aufenthalts- und Vorratsräume für etwa 1200 Soldaten, die hier theoretisch drei Monate lang ohne Versorgung von außen kampfbereit überleben konnten. Die Schmalspurbahn aus der Erbauungszeit mit etwa zehn Kilometern Schienenstrang ist ebenfalls noch in Gebrauch. Auch in Sarreguemines oder im Umkreis der Industriegebiete bei Thionville und Longwy können Anlagen der Maginot-Linie mit den Forts Fermont (‘Eiserner Berg') und Le Hackenberg besichtigt werden.

La ligne Maginot

La ligne Maginot-Linie, ce gigantesque système défensif que les Français, par analogie avec la muraille de Chine, ont aussi appelée « la muraille de France », s'étend tout le long de la frontière entre la France et l'Allemagne, la France et l'Italie (dans les Alpes) et à l'extrémité méridionale de la Corse ; mais en fait, on entend généralement par Ligne Maginot les segments situés en Lorraine et en Alsace.

La ligne Maginot tient son nom d'un homme politique français, André Maginot (1877-1932), qui était Ministre de la guerre (1929-1932) lorsqu'il lança le projet. Les raisons en étaient les expériences de la guerre de 1870/71 et de la Première Guerre mondiale avec son 1,4 million de morts français et la crainte du puissant voisin allemand. Par le traité de Versailles, l'Alsace et une partie de la Lorraine étaient redevenues françaises en 1919. Ainsi la frontière orientale de la France avait été décalée et les vieilles forteresses se trouvaient désormais reléguées à l'intérieur des terres. Avec son industrie lourde utile à l'industrie de guerre, la Lorraine était particulièrement en danger.

Les principaux ouvrages ont été construits après la mort de Maginot, entre 1936 et 1940, dès lors que la menace que représentait l'Allemagne de Hitler justifiait le coût d'environ 6 milliards d'anciens francs (soit à peu près 2,7 milliards d'euros). En raison des difficultés financières qu'avait entraînées la crise économique mondiale, les projets initiaux ne furent pas réalisés dans toute leur ampleur. Cependant, près de 100 entreprises de bâtiment et 20 000 ouvriers furent mis à contribution.

Les ouvrages situés à dix kilomètres derrière la frontière et constitués de parfois plusieurs étages souterrains étaient composés de 58 forts solidement armés, construits à cinq kilomètres d'intervalle les uns des autres. Entre ces bâtiments principaux dont seuls les portails d'entrée et les tourelles étaient visibles, se trouvaient du matériel antichar, des chambres de tir et de plus petits bunkers souterrains. Sous les fortifications se trouvaient des galeries pour les troupes et, sur des kilomètres, des rails pour chemins de fer à voie étroite, qui reliaient les entrepôts de munitions et de matériel de l'arrière-pays.

Mais lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, la ligne Maginot, qui était censée être infranchissable, ne put empêcher les troupes allemandes de pénétrer en France car, au mépris de la neutralité des Pays-Bas et de la Belgique, elles arrivèrent par le nord.

Des secteurs de la Ligne Maginot furent détruits pendant la guerre, d'autres saccagés et pillés au cours des années qui suivirent. À partir de 1970, les communes de la région commencèrent à se préoccuper de l'entretien des bâtiments.

Aujourd'hui, de nombreux secteurs sont ouverts au public. Dans le cadre d'une visite guidée de deux heures et demie, on peut visiter le Fort de Simserhof près de Bitche, un des plus grands de la Ligne Maginot. Outre le musée qui comporte de nombreuses pièces d'exposition, des chambres de tir et des canons antichar, on peut visiter l'infrastructure souterraine aux multiples ramifications. On y voit des galeries sur plusieurs étages, des couloirs, des salles pour les hommes et des magasins de provisions pour environ 1200 soldats qui, théoriquement, pouvaient survivre trois mois sans ravitaillement extérieur. La voie de chemin de fer d'origine, qui s'étend sur une dizaine de kilomètres, est encore en service. À Sarreguemines ou dans le périmètre de la région industrielle de Thionville et de Longwy, on peut aussi visiter les sites de la Ligne Maginot avec les forts de Fermont et du Hackenberg.