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Hintergrund: Wirtschaft / Économie

Wirtschaft

Unter den 196 europäischen Regionen liegt Korsika mit seinem Pro-Kopf-Bruttosozialprodukt an 143. Stelle und an letzter Stelle in Frankreich. Die Arbeitslosenquote beträgt 10%. Etwa 70% der erwerbsfähigen Bevölkerung arbeiten im Dienstleistungsbereich. Neben der öffentlichen Hand als wichtigstem Arbeitgeber sorgt vor allem die Tourismusbranche für Umsatz und Beschäftigung.

Industrie gibt es dagegen auf Korsika kaum. Die Bereiche Landmaschinenbau, Holzverarbeitung und Nahrungsmittel-Erzeugung sind noch die wichtigsten. Nur neunzig Unternehmen haben mehr als fünfzig Beschäftigte, umgekehrt haben 95% aller Betriebe weniger als zehn Angestellte. Es gibt überdurchschnittlich viele Rentner und Niedriglohnjobs.

Wirtschaftlich gesehen hinkt Korsika also weit hinter dem französischen Festland her. Hauptgrund dafür ist seine Insellage. Die durch sie bedingten hohen Transportkosten behindern die Investitionsbereitschaft. Alle bisherigen Versuche, Wirtschaft und Industrieansiedlung mit Steuererleichterungen anzukurbeln, brachten nicht den erhofften Erfolg. Die Lebenshaltungskosten der Korsen liegen um etwa 10% höher als die der Festlandfranzosen, obwohl die Löhne niedriger sind als in Frankreich.

Bereits Ende des 19. Jahrhunderts konnte sich Korsika nicht mehr selbst versorgen. Die überwiegend gebirgige Insel kann nicht ausreichend für die Landwirtschaft erschlossen werden, der Nutzflächenanteil beträgt nur 14% (Sardinien: 36%; Sizilien: 87%). Korsika musste seinen Markt deshalb schon früh für Unternehmer, Agrarprodukte, Investitionsgüter und Rohstoffe vom Festland öffnen. Gegenwärtig kommen 80% der Importe aus Frankreich, darunter auch fast alle Grundnahrungsmittel außer Obst und Wein. Nur knapp ein Zehntel aller Importe kann durch eigene Exporte bezahlt werden. Die Handelsbilanz ist negativ.

Die Banken sind mit Investitionskrediten zurückhaltend, die wenigen Familienbetriebe sind kaum konkurrenzfähig. Der hohe Anteil der Kleinbetriebe unter 10 ha, die überwiegend im Nebenerwerb bewirtschaftet werden, hemmt die Entwicklung der Landwirtschaft, da die Besitzer am Grundbesitz festhalten und so eine sinnvolle Zusammenlegung zu größeren Betriebseinheiten verhindern.

Bis heute dominiert in den Gebirgsregionen die Kleinviehhaltung. Die seit Jahrtausenden bekannte Wanderweidewirtschaft (Transhumanz) beruht heute auf der Schafhaltung. In der traditionellen Agrar- und Viehwirtschaft der ländlichen Gebirgsregionen sind die Einkommen gering. Deshalb fehlt der Anreiz zu wirtschaftlicher Entwicklung.

Im ostkorsischen Tiefland zwischen Bastia und Solenzara wurde allerdings mit Hilfe der 1957 gegründeten Gesellschaft zur Förderung der korsischen Landwirtschaft SOMIVAC (Société pour la Mise en Valeur Agricole de la Corse) begonnen, die Landwirtschaft zu modernisieren. Die SOMIVAC finanzierte den Bau von Stauseen und baute ein über 1000 km langes Bewässerungssystem, um die wasserwirtschaftliche Infrastruktur zu verbessern: zahlreiche landwirtschaftliche, touristische und industrielle Unternehmen können so mit Wasser versorgt und mehr als tausend Hektar Land konnten rekultiviert werden.

Besonders gefördert wurde der Anbau von Wein und Zitrusfrüchten. Daneben werden Avocados, Delikatess-Oliven und Obst produziert. Der kommerziell erfolgreiche Weinanbau im großen Stil geht in erster Linie auf die Initiative von Algerienfranzosen (etwa 16.000 Repatriierte) zurück. Der Staat stellte ihnen in den 60er- und 70er-Jahren Startkapital zur Verfügung, zur Verbitterung der Korsen, denen eine vergleichbare Unterstützung stets verweigert worden war.

Um den aktuellen wirtschaftlichen Problemen zu begegnen, hat die französische Regierung ein auf 15 Jahre projektiertes Investitionsprogramm vor allem im Bereich Infrastruktur (Schiene und Straße) sowie Steueranreize für Investitionswillige vorgeschlagen.

Angesichts der bisherigen Erfahrungen wäre ein nachhaltiger Erfolg wünschenswert, sicher ist er keineswegs.

Économie

Au palmarès des 196 régions européennes - et si l'on considère le PNB par habitant - la Corse occupe la 143e place - et la dernière en France. Son taux de chômage est de 10%. 70% de la population en âge de travailler se retrouve dans le secteur des services. Après la fonction publique, c'est le secteur touristique qui emploie le plus de monde et qui réalise le plus gros chiffre d'affaire.

Il n'y a pas beaucoup d'industrie en Corse, mis à part la construction de machines agricoles, le travail du bois et la production agroalimentaire. Seules 90 entreprises ont plus de 50 salariés. La majorité des entreprises (95%) ont moins de 10 employés. Le nombre de retraités et d'emplois précaires est au-dessus de la moyenne.

Economiquement parlant, la Corse est fortement en retard par rapport au continent. Le fait qu'elle soit une île engendre des coûts de transport élevés qui freinent l'élan à l'investissement. Toutes les tentatives effectuées jusqu'à présent pour stimuler l'économie et encourager l'implantation d'industries, par le biais de réductions d'impôts, n'ont pas apporté le résultat escompté. Le coût de la vie sur l'île est de 10% plus élevé que sur le continent, bien que les salaires soient plus bas.

Dès la fin du 19e siècle, la Corse ne peut plus se suffire à elle-même. Constituée en grande partie de montagnes, l'île n'offre pas de place au développement de l'agriculture. Sa surface cultivable n'est que de 14% (pour comparaison: Sardaigne 36% et Sicile 87%). C'est pourquoi la Corse a dû très tôt ouvrir son marché aux entreprises, aux produits agricoles, aux biens d'investissements et aux matières premières du continent. Actuellement, 80% de ses importations viennent de la France. Cela concerne entre autres la quasi-totalité des produits alimentaires sauf les fruits et le vin. A peine un dixième des importations est compensé par les exportations. La balance commerciale est déficitaire.

Les banques sont assez réticentes quant à débloquer des crédits à l'investissement. Le peu d'entreprises familiales qui existent en Corse ne sont pas compétitives. La part élevée des petites entreprises agricoles en dessous de 10 hectares pour la plupart gérées comme activité secondaire, freine le développement de l'agriculture. Les propriétaires tiennent à leur lopin de terre et refusent de se regrouper, ce qui leur assurerait une meilleure compétitivité.

L'élevage ovin, caprin et d'animaux de basse-cour a prédominé jusqu'à aujourd'hui dans les régions montagneuses. La transhumance des moutons y est pratiquée depuis des milliers d'années. Dans les branches traditionnelles de l'agriculture et de l'élevage de ces régions montagneuses, les salaires sont bas, ce qui ne contribue pas à stimuler les investissements dans ces secteurs.

Dans la partie est de la Corse, entre Bastia et Solenzare, on a commencé toutefois à moderniser l'agriculture, avec l'aide de la SOMIVAC (Société pour la Mise en Valeur Agricole de la Corse), crée en 1957. La SOMIVAC a financé la construction de lacs de retenue et d'un système d'irrigation long de 1000 km afin d'améliorer les infrastructures du secteur économique des eaux. Ainsi, de nombreuses entreprises agricoles, industrielles et touristiques peuvent être alimentées en eau et plus de 1000 hectares de terrain ont pu être recultivés.

La culture de la vigne et des citrons et oranges a été particulièrement encouragée. On cultive également des avocats, des olives et des fruits. Le succès commercial de la production viticole est dû avant tout aux Français rapatriés d'Algérie (environ 16 000). L'Etat leur a octroyé dans les années 60/70 des subventions à l'installation, ce qui a suscité, à l'époque, la colère des Corses, auxquels une telle aide avait toujours été refusée.

Pour aller à l'encontre des problèmes actuels de l'île, le gouvernement français a proposé un programme d'investissements, notamment dans le secteur des infrastructures (routes et voies ferrées), étalé sur cinq ans, ainsi que des réductions d'impôts pour les investisseurs volontaires.

Eu égard aux expériences passées, un succés sur du long terme serait souhaitable.