zum Inhalt.
zur Hauptnavigation.

Inhalt

Hintergrund: Vendetta - Blutrache / La vendetta

Vendetta - Blutrache

Unter allen korsischen Traditionen hat die mythenumrankte Vendetta außerhalb der Insel sicherlich den meisten Staub aufgewirbelt.

Die Blutrache, bei der sich Mitglieder verfeindeter Clans oft über Jahrzehnte bis aufs Blut bekämpften, war vor allem zwischen dem 16. und dem Ende des 18. Jahrhunderts ein weit verbreiteter Brauch auf Korsika. Sie unterlag festen Regeln, wurde wie ein Krieg erklärt und konnte entsprechend mit einem Friedensschluss beendet werden. Machtkämpfe oder Streit um Grund und Boden waren ebenso Anlässe wie Liebesrivalitäten und Ehrenhändel.

Im 18. Jahrhundert sollen ihr bis zu 30.000 Menschen zum Opfer gefallen sein. Ihre Bekämpfung war eines der Hauptziele des aufklärerischen Reformers Pasquale Paoli am Ende des 18. Jahrhunderts.

Für die blutige Praxis der Selbstjustiz gibt es historische Gründe. In ihrer gesamten Geschichte waren die Korsen Opfer fremder Herren, deren Hauptinteresse die Ausbeutung der Insel war. Sie versuchten nur selten, die Einheimischen von ihren Gesetzen und Institutionen zu überzeugen. Die Korsen ihrerseits misstrauten der aufgezwungenen Ordnung und hielten sich an ihren eigenen Ehrenkodex. Sie lebten außerhalb von Recht und Gesetz und regelten ihre Angelegenheiten selbst. Dass sie sich durch die Blutfehden selbst schwächten, spielte den jeweiligen Machthabern natürlich in die Hände.

Eine Folge der Vendetta war auch das jahrhundertelang verbreitete und gerne romantisierte Banditentum. Viele Mörder flohen in die unzugänglichen Berge, wo sie sich nicht selten mit Raubzügen gegen die Reichen durchschlugen. Von den einfachen Bauern wurden sie deshalb als Rächer und Rebellen wider die verhasste Obrigkeit verehrt.

Die Vendetta hat das Bild vom stolzen, ehrversessenen und rachsüchtigen Korsen ganz entscheidend geprägt. Als Prosper Mérimée ihr mit seiner 1841 veröffentlichten Novelle "Colomba" ein literarisches Denkmal setzte, war sie in der Realität allerdings schon verschwunden.

Die blutigen Auseinandersetzungen zwischen den rivalisierenden Separatisten-Gruppen der Gegenwart können aber durchaus als Erbe des Clanwesens und der finsteren Tradition der Vendetta verstanden werden.

La vendetta

Parmi toutes les traditions corses, c'est sans doute la vendetta, entourée de mythes, qui a fait le plus parler d'elle à l'extérieur de l'île.

La vendetta, cette coutume selon laquelle les membres de clans ennemis se mènent une guerre sans merci parfois pendant des décennies, était surtout très courante du 16e à la fin du 18e siècle en Corse. Elle avait ses règles bien définies, se déclarait comme une guerre et pouvait prendre fin de la même façon, par un contrat de paix. Les luttes pour le pouvoir ou les disputes pour des terrains ou des territoires constituaient autant de prétextes que les rivalités amoureuses ou les affaires d'honneur. Au 18e siècle, la vendetta aurait fait 30 000 victimes. A la fin du 18e siècle, le réformateur Pasquale Paoli, empreint de l'esprit des Lumières, n'aura de cesse de la combattre.

Il existe des raisons historiques à la base de cette pratique d'auto justice sanglante. Au cours de leur histoire, les Corses ont toujours été sous le joug de souverains étrangers, dont le seul intérêt était d'exploiter l'île et ses richesses. Ces derniers n'essayaient que très rarement de convaincre les autochtones de leurs lois et de leurs institutions. Les Corses, pour leur part, n'avaient pas confiance dans le nouvel ordre qu'on voulait leur imposer et s'en tenaient à leur propre code de l'honneur. Ils vivaient ainsi en dehors du droit et de la loi et réglaient eux-mêmes leurs affaires. Mais ces querelles sanglantes affaiblissaient les clans, faisant le jeu du pouvoir en place.

La vendetta a eu aussi pour conséquence le développement pendant des siècles du banditisme souvent romantisé. De nombreux assassins fuyaient dans le maquis où ils s'en prenaient alors aux biens des riches. De simples paysans, ils devenaient les héros vengeurs et les rebelles contre l'autorité en place.

La vendetta a marqué de manière décisive l'image du Corse fier, pétri d'honneur et vindicatif. Lorsque Prosper Mérimée, en 1841, lui dédia sa nouvelle « Colomba », la fixant ainsi à jamais dans la littérature, la vendetta avait en réalité déjà disparue.

Les querelles sanglantes entre les groupes séparatistes rivaux dans la Corse actuelle sont sans aucun doute un héritage des clans d'autrefois et de leur sombre coutume.