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Hintergrund: Tourismus / Tourisme

Tourismus

Seit Jahren kann sich die Insel Korsika über Zuwächse beim Fremdenverkehr freuen. Von 1960 bis 1978 stieg die Zahl der Touristen von etwa 330.000 auf 1.000.000 pro Jahr. Heute sind es zwischen 1,5 und 2 Millionen.

Abgesehen von den direkten und indirekten Zahlungen des französischen Staates ist der Tourismus Korsikas wichtigste Einnahmequelle. Er ist allerdings saisonabhängig: 65% aller Touristen halten sich während der Hauptsaison auf der Insel auf, die nur knapp drei Sommermonate dauert.

Der überwiegende Teil der Touristen (etwa 70%) sind Franzosen, darunter viele Korsen, die auf dem Festland leben - so erklärt sich auch die hohe Zahl an Zweitwohnungen auf Korsika - gefolgt von Italienern und Deutschen.

Korsikas moderner Tourismus ist vorwiegend ein Strandtourismus, der sich auf einige Regionen an der Küste beschränkt. Die felsige Westküste ist für Taucher und Hochseesegler interessant, die Ostküste mit ihren Sandstränden eignet sich vor allem für den Badetourismus. Dagegen hat das Inselinnere mit seinen großartigen Gebirgslandschaften bisher wenig vom Fremdenverkehr profitiert; in diesen Gebieten, die für Wanderer sehr attraktiv sind, fehlt die entsprechende Infrastruktur.

Wegen der saisonal hohen Preise in der Gastronomie einerseits und der vielen landschaftlich reizvollen, aber abgelegenen Flecken andererseits hat der Camping-Urlaub auf Korsika - gerade im Vergleich zu den Balearen, zu Sardinien oder Sizilien - einen besonders starken Aufschwung erlebt.

Manche korsische Küstenregion hat der Tourismus tiefgreifend verändert: Feriendörfer, Campingplätze und - wenn auch seltener - neue Hotels häufen sich an den zuvor unberührten Küstensäumen der Balagne, des Cap Corse, der Ostküste zwischen Bastia und Porto-Vecchio sowie am Golf von Ajaccio.

Unter den Korsen regt sich Widerstand gegen den Ausverkauf der Küstenregionen an Großinvestoren vom französischen Festland und aus dem Ausland. Man wirft ihnen vor, das finanziell schwächere heimische Hotelgewerbe zu verdrängen, die Strände zu besetzen und die Landschaft zu verschandeln, ohne dass die Einheimischen angemessen von den Einnahmen profitieren würden. Außerdem haben Bodenspekulationen im Zusammenhang mit dem Fremdenverkehr die Preise in die Höhe getrieben.

Gerade den militanten Separatisten ist der Massentourismus mit seinen zerstörerischen Folgen ein Dorn im Auge. Immer wieder wurden im Bau befindliche Ferienanlagen Ziele von Bombenanschlägen. Zwar kamen bisher keine Ausländer zu Schaden, aber zweifellos wurden sowohl potenzielle Investoren als auch Gäste abgeschreckt.

Das Ziel, die Inselprodukte und die einheimische Kultur besser zu vermarkten, ist bisher nicht gelungen. Der Bereich des Öko-Tourismus, des "sanften" Tourismus, wäre als Alternative zum Massentourismus sicherlich noch ausbaufähig, auch wenn er kurzfristig weniger profitabel ist als der Pauschaltourismus. Vielleicht liegt hier die Zukunft des korsischen Fremdenverkehrs.

Tourisme

Depuis des années, la Corse peut se réjouir d'un nombre croissant de visiteurs. De 1960 à 1978, le nombre de touristes est passé de 330 000 à 1 000 000 par an. Aujourd'hui, ils sont entre 1,5 et 2 millions à visiter l'île.

Hormis les subventions directes et indirectes allouées par l'Etat français, le tourisme est la source de revenus principale de la Corse. Il est fortement tributaire de la fréquentation touristique qui a lieu, pour l'essentiel, en haute saison, de juin à septembre.

La majorité des touristes (environ 70%) sont français, parmi eux beaucoup de Corses qui vivent sur le continent, ce qui explique par ailleurs le nombre élevé de résidences secondaires sur l'île. Ils sont suivis par les Italiens et les Allemands.

Le tourisme en Corse est essentiellement un tourisme balnéaire qui se limite à quelques régions côtières. La côte ouest, avec ses falaises, attire plongeurs et plaisanciers, tandis que la côte est, avec ses plages de sable fin, reste le domaine des amateurs de baignade. En revanche, l'intérieur de l'île avec ses montagnes magnifiques, profite encore très peu du tourisme. Les régions intérieures sont certes un paradis pour les randonneurs mais manquent d'infrastructures.

Si l'on compare avec les Baléares, la Sardaigne ou la Sicile, les séjours en camping ont particulièrement augmenté en Corse. C'est la conséquence des prix saisonniers élevés pratiqués dans la restauration, et parce que la Corse offre, d'autre part, des paysages retirés et pleins de charme.

Le paysage de certaines régions côtières a été profondément modifié par le tourisme: villages de vacances, terrains de camping et complexes hôteliers modernes - même s'ils sont plus rares - ont vu le jour sur les bordures, autrefois vierges, des côtes de Balagne, du Cap Corse, de la côte est, entre Bastia et Porto-Vecchio, ainsi que dans le golf d'Ajaccio.

Parmi les Corses, des voix commencent à s'élever contre cette « liquidation » des régions côtières aux gros investisseurs français et étrangers. On leur reproche d'évincer du marché les petits hôtels insulaires, d'occuper les plages et de défigurer le paysage, sans que les habitants de l'île puissent bénéficier des retombées économiques. De plus, les spéculations foncières liées au tourisme ont fait augmenter les prix.

Pour les séparatistes militants, ce tourisme de masse avec ses effets destructeurs n'est plus tolérable. De nombreux complexes touristiques en construction ont déjà fait l'objet d'attentats à la bombe. Certes ces attentats n'ont pas commis de dommages parmi les étrangers mais elles ont sans aucun doute dissuadé une partie des investisseurs ou des touristes potentiels de venir sur l'île.

L'objectif, qui est de mieux mettre en valeur les produits et la culture insulaires, n'a pas été atteint jusqu'à présent. Le développement du tourisme écologique pourrait être une alternative au tourisme de masse, même s'il est à court terme moins rentable. C'est peut-être dans ce choix que réside l'avenir du tourisme corse.