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Hintergrund: FLNC – Separatismus auf Korsika / FLNC – l’histoire du séparatisme corse

FLNC – Separatismus auf Korsika

So sehr Korsikas Geschichte von der ununterbrochenen Herrschaft fremder Mächte geprägt ist, so tief verwurzelt sind bei den Korsen Misstrauen und Widerstand gegen die Eroberer und Besatzer. Das hat im 20. Jahrhundert auch der französische Staat zu spüren bekommen. Seine ärmste Region ist auch die politisch unruhigste.

Die ersten Parteien, die für mehr Unabhängigkeit von Paris kämpften, gründeten sich 1967: zum einen die ARC (Action pour la Renaissance de la Corse), zum anderen der FRC (Front Régionaliste Corse).

Entscheidenden Auftrieb erhielt die korsische Autonomiebewegung, als soziale Spannungen zwischen Einheimischen und repatriierten Algerien-Franzosen (pieds-noirs) Mitte der 70er-Jahre in offene Gewalt umschlugen. Der Ursprung des Konflikts reicht an den Anfang der 60er-Jahre zurück. Damals musste Charles de Gaulle nach dem Verlust der Kolonien den aus Nordafrika vertriebenen Franzosen eine neue Existenz bieten.

Etwa 16.000 von ihnen wurden an der korsischen Ostküste bei Aléria angesiedelt, wo sie - auch dank großzügiger Subventionen - bald erfolgreich Wein- und Obstanbau betrieben und Land aufkauften; das schürte Unmut unter den gebürtigen Korsen, denen vergleichbare Wohltaten nicht zuteil geworden waren. Als 1975 einer der pieds-noirs durch Panschereien den Ruf des korsischen Weines zu gefährden schien und zweifelhafte Finanzmanipulationen bekannt wurden, besetzten junge Korsen seinen Weinkeller. Bei den anschließenden Auseinandersetzungen starben zwei Polizisten. Es gab Verhaftungen, die ARC wurde verboten.

Dies war nicht nur die Geburtsstunde der UPC (Unione di u Populu Corsu), einer legalen Partei, die noch heute existiert, sondern auch des im Mai 1976 offiziell gegründeten FLNC (Front de Libération Nationale de la Corse - Nationale Befreiungsfront Korsikas), der lange Zeit aktivsten militanten Gruppierung. Seit seinem Verbot 1982 agiert der FLNC im Untergrund und verübt Sprengstoffanschläge auf staatliche Gebäude oder im Bau befindliche Ferienanlagen. Der Bericht einer französischen Kommission zählt 8.760 Anschläge zwischen 1973 und 1998.

Ihrem Selbstverständnis nach sind die Separatisten anti-kolonialistische Freiheitskämpfer. Sie bomben für Unabhängigkeit vom französischen Zentralstaat, für die Bewahrung einer eigenständigen korsischen Kultur und gegen nicht-korsische Großinvestoren, die ihre Geschäftsinteressen ohne Rücksicht auf die Bedürfnisse der Einheimischen durchsetzen.

Solange ihre Attentate nur Sachschäden verursachten, hatten sie einen gewissen Rückhalt in der Bevölkerung. Es ist auch fraglich, ob der französische Staat ohne die Gewaltbereitschaft der Nationalisten den Forderungen der Korsen nach mehr Autonomie so weit entgegengekommen wäre, wie er es letztlich getan hat. Gruppen wie der FLNC waren ein Machtfaktor. Bei ihren Bemühungen um eine Befriedung der Insel setzten französische Regierungen immer wieder auf Geheimverhandlungen mit den Militanten.

Um das Jahr 1990 herum spaltete sich der FLNC in drei Gruppierungen, die jeweils aus einem legalen, im Parlament vertretenen Arm und einer bewaffneten Untergrundorganisation bestehen. Heute hat sich die Zahl der gewaltbereiten Gruppen vervielfacht, sie bekämpfen sich untereinander in schlimmster Vendetta-Tradition. Allein zwischen 1991 und 2001 starben etwa 30 Angehörige der verschiedenen Fraktionen. Der ursprünglich politische Kampf ist zu einem Kleinkrieg rivalisierender Clans verkommen.

Mit der Ermordung des französischen Präfekten Claude Erignac 1998 erreichte die Gewalt einen neuen Höhepunkt. Zehntausende Korsen demonstrierten gegen die Eskalation. Die militante "Politik" der Nationalisten stößt heute auf breite Ablehnung. Die überwiegende Mehrheit der Korsen wünscht sich mehr Selbständigkeit - allerdings im Rahmen des französischen Staates, von dessen Transferzahlungen die Insel abhängig ist. Bei einer Umfrage der Zeitung Libération lehnten 2001 fast 90% der Inselbewohner die Unabhängigkeit Korsikas von Frankreich ab.

Heute sind die nationalistischen Separatisten des FLNC und seiner Ableger ein Störfaktor ohne reale politische Perspektive. Ein Ende der Attentate auf Korsika bedeutet das aber nicht.

FLNC – l’histoire du séparatisme corse

Autant l'histoire de la Corse est marquée par la domination de pouvoirs étrangers successifs, autant la méfiance et la résistance vis à vis du conquérant et de l'occupant sont bien ancrée chez les Corses. L'Etat français, lui-même, a dû en faire les frais au 20e siècle. Sa région la plus pauvre est aussi la plus agitée politiquement.

Les premiers partis luttant pour une plus grande autonomie de la Corse vis à vis de Paris, ont vu le jour en 1967: l'ARC (Action pour la Renaissance de la Corse) et le FRC (Front Régionaliste Corse).

Le mouvement pour l'autonomie corse a connu un élan décisif au milieu des années 70, lorsque des tensions sociales entre insulaires et Français rapatriés d'Algérie (pied-noirs) ont dégénéré en violence. L'origine du conflit remonte au début des années 60. A l'époque, la France, qui vient de perdre ses colonies d'Afrique du Nord, doit offrir une nouvelle existence à ses rapatriés.

Charles de Gaulle permet à 16 000 d'entre eux de s'installer dans la région d'Aléria, sur la côte est de la Corse et leur accorde de larges subventions. Celles-ci serviront à l'achat de terres agricoles et à la culture du vin et d'arbres fruitiers grâce à laquelle les colons connaîtront un réel succès. Mais cela crée des tensions avec les Corses d'origine qui n'ont pas reçu de tels privilèges. Lorsqu'en 1975, un pied-noir porte un coup à la renommée du vin corse pour cause de vin frelaté et devient célèbre pour ses manipulations financières douteuses, de jeunes Corses occupent sa cave. Lors des affrontements qui s'ensuivent, deux policiers trouvent la mort. L'on procède à des arrestations et l'ARC est frappé d'interdiction.

Ces évènements donnent naissance à l'UPC (Unione di u Populu Corsu), un parti légal qui existe encore aujourd'hui, et, en mai 1976, au FLNC (Front de Libération Nationale de la Corse) qui est pendant longtemps le groupe militant le plus actif. Depuis son interdiction en 1982, le FLNC agit dans la clandestinité et perpètre des attentats à la bombe contre des bâtiments publics ou des complexes touristiques en cours de construction. Un rapport de la commission française dénombre 8760 attentats entre 1973 et 1998.

Dans leur esprit, les séparatistes sont des militants anticolonialistes qui se battent pour la liberté corse. Ils posent des bombes pour revendiquer leur indépendance vis à vis de l'Etat français, pour le maintien d'une culture propre à la Corse et pour s'opposer aux gros investisseurs, qui imposent aux insulaires leurs intérêts commerciaux sans prendre en compte leurs besoins.

Aussi longtemps que leurs attentats ne faisaient que des dégâts matériels, ils trouvaient un certain soutien dans la population. Il n'est pas sûr que, sans cette prédisposition des nationalistes à la violence, l'Etat français aurait donné suite aux revendications des Corses pour une plus grande autonomie, comme ce fut le cas ces derniers temps. Les groupes comme le FLNC représentaient un véritable pouvoir en Corse. Dans ses efforts pour une pacification de l'île, le gouvernement français a souvent eu recours à des négociations secrètes avec ses militants.

Vers 1990, le FLNC a éclaté en trois groupuscules, ayant chacun un représentant légal au Parlement et une organisation clandestine armée. Aujourd'hui, le nombre des groupes prédisposés à la violence a multiplié. Ils se mènent une guerre fratricide dans la pire tradition de la vendetta. Entre 1991 et 2001, environ 30 militants des différentes fractions ont trouvé la mort. Le combat politique d'origine a dégénéré en fratricide entre clans rivaux.

Avec la mort du préfet Claude Erignac en 1998, la violence a atteint son apogée. Des milliers de Corses ont manifesté contre cette escalade de la violence. La politique militante des nationalistes est aujourd'hui largement contestée. La grande majorité des Corses aspire certes à plus d'autonomie - mais au sein de l'Etat français, dont elle dépend financièrement. Selon un sondage du journal Libération, presque 90% des habitants de l'île ont voté contre l'indépendance de la Corse en 2001.

Aujourd'hui, les séparatistes nationalistes du FLNC et de ses branches annexes ne sont plus qu'un facteur de troubles, sans réelle perspective politique. La fin des attentats en Corse n'est pas pour autant en vue.