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Hintergrund: Die Affaire des paillotes / L’affaire des paillottes

Die Affaire des paillotes - Staatsdiener als Brandstifter

Im Februar 1998 erschossen Extremisten auf offener Straße den Präfekten Claude Erignac - den ranghöchsten Repräsentanten des französischen Staates auf Korsika. Die überwiegende Mehrheit der Inselbevölkerung lehnte diesen Anschlag, den bewaffneten Kampf der radikalen Separatisten und deren Forderung nach Unabhängigkeit von Frankreich ab.

Nachfolger des ermordeten Erignac wurde Bernard Bonnet, ein ausgewiesener Vertreter der harten Linie. Bevor er sein Amt auf Korsika antrat, war er als Präfekt im südwestfranzösischen Perpignan wegen seines rigorosen Vorgehens gegen Umweltschützer in den Pyrenäen in die Schlagzeilen geraten.

Er brachte die Inselbevölkerung gegen sich auf, da er ihr pauschal einen kollektiven Hang zum Gesetzesbruch unterstellte. Die Quittung kam bei den Wahlen zum Regionalparlament im März 1999: Die korsischen Nationalisten errangen den größten Erfolg ihrer Geschichte. Im ersten Wahlgang erhielten sie mehr als 23 Prozent der Stimmen. Aber Bonnet blieb seiner provokativen Linie treu. Zwar ist eine gewisse Respektlosigkeit vor dem Gesetz auf Korsika, wo selbst Sicherheitsgurte im Auto vielen als unakzeptable Freiheitsberaubung erscheinen, eine weit verbreitete Haltung, aber ausgerechnet der Hardliner Bonnet nahm es bei seinem Kampf für Gesetzestreue mit Recht und Ordnung nicht so genau.

Im März und im April 1999 lässt der Präfekt zwei illegal errichtete Strandrestaurants am Golf von Ajaccio bei Nacht in Brand stecken. Die Gendarmen der Sicherheitseinheit GPS (Groupe de peloton de sécurité), die auf seinen Befehl handeln, lassen dabei Beweismaterial vor Ort zurück, da sie einen ihrer Kollegen mit Brandverletzungen ins Krankenhaus einliefern müssen; sie sind schnell identifiziert.

Gegen die Gendarmen der GPS und den Befehlshaber der Einheit, den Hauptmann Norbert Ambrosse, wird daraufhin ein Verfahren wegen "mutwilliger Zerstörung des Besitzes anderer durch organisierten Brandanschlag" eingeleitet. Auch gegen Oberst Henri Mazéres, den Befehlshaber der korsischen Gendarmerie, wird wegen Mittäterschaft ermittelt. Sie werden inhaftiert. Oberst Mazéres gibt zu, die Brandstiftungen in Auftrag gegeben zu haben; er versichert aber, auf ausdrückliche Anweisung des Präfekten gehandelt zu haben.

So werden im Mai 1999 auch Bernard Bonnet und sein Referatsleiter Gérard Pardini in Untersuchungshaft genommen, ein Verfahren wegen Mittäterschaft wird eingeleitet. Der Präfekt wird seines Amtes enthoben.

Im Januar 2002 wird Bernard Bonnet schließlich zu drei Jahren Haft verurteilt, davon ein Jahr ohne Bewährung. Gérard Pardini und Oberst Henri Mazéres erhalten zweieinhalb Jahre Haft, davon sechs Monate ohne Bewährung.

Als Reaktion auf die Bonnet-Affäre schlug die Regierung Jospin direkte Verhandlungen mit den politischen Vertretern der Nationalisten vor, statt wie zuvor auf Geheimgespräche mit dem bewaffneten Arm zu setzen.

Das Schicksal der beiden korsischen Präfekten - die Ermordung von Claude Erignac und die Verurteilung von Bernard Bonnet - zeigt einmal mehr die Gewalt, die auf Korsika herrscht. Sowohl der französischen Regierung als auch den militanten Separatisten haben die Vorgänge politisch geschadet. Eine dauerhafte Lösung der Probleme ist nicht in Sicht.

L’affaire des paillottes

En février 1998, des extrémistes abattent en pleine rue le préfet Claude Erignac, le plus haut représentant de l'Etat français en Corse. La grande majorité des habitants de l'île dénonce cet attentat et désapprouve le combat armé des séparatistes radicaux ainsi que leurs revendications pour une plus grande autonomie de la Corse.

Le successeur du préfet assassiné est Bernard Bonnet, un partisan de la ligne dure. Avant de prendre ses fonctions en Corse, il était préfet à Perpignan, et avait fait la Une des journaux pour avoir fait preuve d'intransigeance vis à vis des écologistes de son département.

Bernard Bonnet ne cache pas qu'il considère les Corses, dans leur majorité, comme réfractaires à toute forme d'obéissance vis à vis de la loi française, ce qui ne lui attire pas la sympathie des insulaires. Lors des élections de l'assemblée régionale en mars 1999, les nationalistes obtiennent le plus grand succès de leur histoire, avec plus de 23% des voix au premier tour. Mais Bonnet campe sur ses positions. Le non-respect de la loi est, certes, une attitude largement répandue parmi les Corses, pour lesquels le port de la ceinture obligatoire en voiture est encore perçu comme une inconcevable atteinte à la liberté. Mais il apparaît paradoxal que le préfet Bonnet, qui se veut le garant du respect de la loi, ait pu se permettre de prendre des libertés avec la loi pour servir ses propres desseins.

En mars et en avril 1999, le préfet donne l'ordre d'incendier dans la nuit deux restaurants de plage - des paillottes - illicites dans le golf d'Ajaccio. Les gendarmes du GPS (Groupe de peloton de sécurité), qui travaillent sous ses ordres, omettent de faire disparaître certaines preuves, dans leur précipitation à quitter les lieux pour amener l'un de leur collègues blessé par le feu à l'hôpital. Ils seront vite identifiés.

Une procédure est engagée contre les gendarmes du GPS et le commandant de leur unité, le capitaine Norbert Ambrosse, pour destruction intentionnelle organisée du bien d'autrui par le feu. Une enquête pour complicité est également ouverte contre le chef de la gendarmerie corse, le colonel Henri Mazéres. Ils sont incarcérés. Le colonnel Mazéres avoue avoir ordonné l'incendie mais il assure avoir agi sur les ordres du préfet. C'est ainsi qu'en mai 1999, le préfet Bonnet et son directeur de cabinet Gérard Pardini sont également incarcérés. Une enquête pour complicité est menée. Le préfet est démis de ses fonctions.

En janvier 2002, Bernard Bonnet est condamné à 3 ans de prison dont un ferme. Gérard Pardini et le colonnel Mazéres obtiennent une peine de deux ans et demie, assortie de six mois fermes.

En réaction à l'affaire Bonnet, le gouvernement Jospin propose de traiter directement avec les représentants politiques nationalistes, au lieu de négocier secrètement avec la branche armée comme c'était le cas jusqu'à présent.

Le sort des deux préfets corses - l'assassinat de Claude Erignac et la condamnation de Bernard Bonnet - montre une fois de plus l'état d'insécurité qui règne sur l'île. Ces affaires on fait du tort aussi bien au gouvernement français, qu'aux séparatistes corses. Une résolution durable du problème n'est pas en vue.