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Hintergrund: Saint Malo – Stadt der Korsaren / Saint Malo – ville des corsaires

Saint Malo – Stadt der Korsaren

Einer der Touristenmagneten der Bretagne ist die alte nach einem walisischen Missionar benannte Hafenstadt Saint-Malo (54.000 Einwohner) an der Smaragdküste (Côte Emeraude) am Ärmelkanal. Kilometerlange Sandstrände bieten rund um die Stadt ausgezeichnete Bademöglichkeiten. Saint-Malo hat eine pittoreske, von wuchtigen Stadtmauern umschlossene Altstadt (Ville Close), die 1944 von den Alliierten beim Sturm auf den von den Deutschen besetzten und zur Festung ausgebauten Hafen fast vollständig zerstört wurde. Zwischen 1949 und 1952 wurde die geschichtsträchtige Altstadt aus dem 18. Jahrhundert originalgetreu wieder aufgebaut. Damals hatte die Hafenstadt Weltgeltung erlangt und die Malouins, die Bewohner von Saint-Malo, hatten ihren Ruf als wagemutige Seefahrer erworben.

Einen maßgeblichen Beitrag zum Reichtum der Handelsstadt leisteten die Korsaren, die im 17. und 18. Jahrhundert die schillerndste Epoche der Seefahrerstadt prägten. Im Gegensatz zu einfachen Piraten waren die Korsaren mit einem Kaperbrief (lettre de course) ihrer Regierung ausgestattet, der sie offiziell legitimierte, feindliche Schiffe aufzubringen oder deren Besatzungen zwecks Lösegeldforderungen zu verschleppen. Über die erbeutete Ware musste sorgfältig Buch geführt und ein Anteil an den König abgeführt werden. Im Gegenzug konnten die Schiffe französische Häfen anlaufen, um sich mit Proviant zu versorgen oder Reparaturen vorzunehmen. Auch Aktiengesellschaften rüsteten Korsarenschiffe aus und spekulierten auf reiche Beute. Mitte des 17. Jahrhunderts waren die Kaperfahrten zum Gewohnheitsrecht geworden. Das ‘Einsatzgebiet' der Korsaren reichte von der Karibik, wo spanische Schatzschiffe kreuzten, bis nach Südostasien, wo mit Gewürzen beladene Handelsschiffe reiche Beute verhießen.

Eine besonders lukrative Variante war der commerce triangulaire, bei dem die Schiffe von Saint-Malo nach Westafrika fuhren, wo sie ihre Ladung gegen Sklaven eintauschten. Diese verkauften sie mit riesigen Gewinnen an die Plantagen in Brasilien, der Karibik und in Nordamerika, um dann - mit Zucker und Gewürzen beladen - nach einjähriger Fahrt wieder in ihren Heimathafen zurückzukehren. Viele Korsaren brachten es zu großem Wohlstand, wurden Reeder und geachtete Mitglieder der ehrenwerten Gesellschaft. Zu den bekanntesten gehören der später geadelte René Dugay-Trouin (1673-1736), der mehr als 300 Schiffe erbeutete und 1711 Rio de Janeiro plünderte, und Robert Surcouf (1773-1827), der als einer der letzten Korsaren Saint-Malos zum ‘Schrecken der Engländer' wurde und bis 1809 ein Riesenvermögen erwarb.

Nach den Napoleonischen Kriegen und der Neuordnung Europas zu Beginn des 19. Jahrhunderts endete die Ära des Korsarentums. 1856 wurde die guerre de course, die staatlich sanktionierte Kaperschifffahrt, abgeschafft. Die Malouins verlegten sich auf die Grande Pêche, den Kabeljaufang vor Neufundland und Labrador, der zusammen mit dem Export von Textilien noch bis zum Ersten Weltkrieg Wohlstand garantierte. Danach wurde die Lage für die bretonischen Fangflotten schwierig.

Saint Malo – ville des corsaires

Saint-Malo (54 000 habitants), vieille ville portuaire qui doit son nom à un moine gallois, est un des pôles d'attraction touristique de la Bretagne. Saint-Malo est situé sur la Côte Émeraude, sur les bords de la Manche. Les kilomètres de plages environnantes offrent d'excellentes possibilités de baignade. Pendant la 2e Guerre mondiale, la vieille ville (Ville Close), entourée de remparts pittoresques et imposants, a été presque totalement détruite par les bombardements par les alliés du port dans lequel les Allemands s'étaient retranchés. Entre 1949 et 1952, la vieille ville historique a été reconstruite telle qu'elle était au 18e siècle. Autrefois, le port de Saint-Malo avait une réputation internationale et les Malouins étaient des navigateurs téméraires et réputés.

Les corsaires, qui au 17e et 18e siècle donnèrent tout son éclat à cette ville de marins, contribuèrent particulièrement à sa richesse en tant que ville commerçante. Contrairement aux simples pirates, les corsaires avaient reçu de leur gouvernement une lettre de course qui les autorisait à arraisonner les navires ennemis ou à enlever leur équipage pour exiger ensuite des rançons en échange de leur libération. Les marchandises ainsi saisies étaient soigneusement répertoriées et une partie devait être remise au roi. En échange, les navires pouvaient entrer dans les ports français pour se ravitailler ou effectuer des réparations. Des compagnies équipaient aussi des bateaux de corsaires et spéculaient sur leur riche butin. Au milieu du 17e siècle, les courses étaient devenues un droit courant. La zone d'intervention des corsaires allait des Caraïbes où croisaient des navires espagnols jusqu'en Extrême-Orient où les navires chargés d'épices promettaient de riches butins.

Le « commerce triangulaire » constituait une variante particulièrement lucrative : les bateaux partaient de Saint-Malo pour l'Afrique occidentale où ils échangeaient leur cargaison contre des esclaves qu'ils revendaient ensuite avec d'énormes bénéfices à des plantations au Brésil, aux Caraïbes et en Amérique du Nord pour rentrer au pays, au bout d'un an, avec une cargaison de sucre et d'épices. De nombreux corsaires s'enrichirent ainsi considérablement et devinrent des armateurs et des membres respectés de la haute société. Les plus célèbres d'entre eux sont René Dugay-Trouin (1673-1736) qui arraisonna plus de 300 navires et pilla en 1711 Rio de Janeiro (il fut par la suite anobli) et Robert Surcouf (1773-1827), un des derniers corsaires de Saint-Malo, qui devint la « terreur des Anglais » et accumula jusqu'en 1809 une véritable fortune.

L'époque des corsaires s'achève au début du 19e siècle, avec les guerres napoléoniennes et le nouvel ordre européen. En 1856, la guerre de course, qui avait été jusque là sanctionnée par l'État, est abolie. Les Malouins se tournent alors vers la grande pêche, la pêche à la morue dans les mers de Terre-Neuve et du Labrador. Jusqu'à la 1ère Guerre mondiale, avec l'exportation de textiles, elle leur apporte la prospérité. Depuis, la situation de la flotte de pêche bretonne est devenue difficile.